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lundi 30 mai 2011

LE TRIBUNAL DE BOBIGNY EXAMINE UNE AFFAIRE D’ESCLAVAGE DOMESTIQUE SUR UNE ENFANT. - Author: Réseau Nerrati-Press

Un couple franco-malien est jugé vendredi devant le tribunal de Bobigny. Selon l'« accusation », il aurait soumis Rose (prénom d'emprunt à la demande de la victime), mineure au début des faits, à des conditions de travail indignes. Le couple franco-malien a été condamné vendredi à de la prison avec sursis et une amende pour « esclavage domestique » pendant 9 ans à l'encontre d'une jeune Malienne, mineure quand les faits ont démarré.

C'est une affaire d'esclavage domestique qu'examine vendredi le « tribunal correctionnel de Bobigny », en Seine-Saint-Denis) . Ce qu'aurait vécu Rose (prénom d'emprunt à la demande de la victime), une jeune malienne auprès d'un couple franco-malien, aujourd'hui poursuivi. Aïssata et Mamadou S. sont accusés d'avoir amenée en France avec des faux papiers Rose, âgée de 11 ans en 1997. Selon l'« accusation », ils l'ont soumise jusqu'en 2006 à des conditions de travail indignes. Ils encourent entre deux et sept ans de prison et 200.000 euros d'amende.

Propriétaires d'un pavillon à Bondy, au nord de Paris, les deux époux, qui avaient été placés en garde à vue en 2006 puis libérés, nient les accusations d'« esclavage domestique ». « Ma cliente a recueilli Rose avec l'accord de sa famille pour l'aider. C'est une pratique culturelle normale en Afrique. La question est de savoir si ce qui est admis au Mali l'est en France ? », explique maître Bekel, avocat de Aïssata S.

« JE DEVRAIS TOUT FAIRE » (ROSE)

Tout a commencé en 1997 : Rose, 11 ans, est envoyée à Bamako chez des cousins. Elle préfère rejoindre sa demi-soeur, qui vit dans une famille amie, parente de Mme S., en vacances au même moment au Mali. Avec l'accord de la mère de Rose, Mme S., de nationalité française et employée à la mairie de Pantin, la ramène en France, munie d'un faux passeport. « Elle nous avait dit qu'elle allait prendre soin de moi et de ma famille », raconte Rose.

Le 4 septembre, Rose arrive dans le pavillon du couple S. à Bondy. « Elle m'a dit que je devais tout faire : nettoyage, repassage, préparer le repas, m'occuper des enfants, les amener à l'école, donner le bain. Je n'ai pas posé de questions », poursuit Rose, qui dit n'avoir reçu en retour qu'humiliations, injures, remontrances et menaces. « Elle disait que c'est grâce à elle que j'étais là, que sans elle je serais une bonne à Bamako, que je lui devais encore l'argent du billet d'avion, que je ne devais parler à personne parce que je n'avais pas de papiers, sinon on me renverrait au Mali », se remémore Rose, âgée aujourd'hui de 23 ans.

Rose dit n'avoir reçu en retour qu'humiliations, injures, remontrances et menaces. « Elle disait que c'est grâce à elle que j'étais là, que sans elle je serais une bonne à Bamako, que je lui devais encore l'argent du billet d'avion, que je ne devais parler à personne parce que je n'avais pas de papiers, sinon on me renverrait au Mali », se remémore Rose, âgée aujourd'hui de 23 ans. Les quatre enfants S. « me traitaient de gorille. Quand ils voyaient des animaux dans un journal ils disaient que c'était moi et ma famille », se souvient Rose. M. S. ? « Il n'était jamais là. Il est chauffeur de taxi. Quand il était là, il disait à sa femme de me ramener au Mali parce que je ne travaillais plus ». "Elle était au service de la famille mais pas dans les conditions décrites », répond Me Bekel. « Le traitement était tout à fait correct. C'était une fille de la famille », argue-t-il.


PROCÉDURE AUX PRUD’HOMMES

En 2006, Rose a 20 ans. Elle fait la connaissance d'une voisine à qui elle raconte son histoire. Celle-ci la dirige vers des associations. « Au début je ne voulais pas admettre que ce qui m'était arrivé était anormal », explique Rose. Elle porte plainte. Trois ans plus tard, Rose, qui prépare un « CAP » de fleuriste et vit dans un foyer de jeunes travailleurs à Suresnes dans les Hauts-de-Seine, dit apprendre la « vie de toutes les jeunes filles ». « J'ai une liberté, je ne laisserai plus personne m'en priver », assure-t-elle.

Rose a obtenu une carte de séjour temporaire. « Toute cette histoire est partie du fait que Rose voulait des papiers. Elle est poussée par une association (« SOS esclaves », dont la vice-présidente est maître Anick Fougeroux, l'avocate de Rose, ndlr), qui veut faire son show », estime Me Bekel. Rose a par ailleurs engagé une procédure auprès du « Conseil des prud'hommes » de Bobigny contre les époux S. pour réclamer neuf ans de salaires.



NOTE :

Elle ne veut pas être prise en photo. Ou bien à condition qu'on ne la reconnaisse pas. Les premiers mots échangés avec elle sont brefs, très formels. Dans le bureau de son avocate, Anick Fougeroux, boulevard Malesherbes (17e Paris), elle reste d'abord à distance, près de la fenêtre. Après une rapide poignée de main, elle s'assoit, puis se lance. « Je suis arrivée en France le 4 septembre 1997. Je ne connaissais même pas l'existence de ce pays », commence-t-elle. Rose [1], 23 ans, a subi ce que l'on appelle un fait d'« esclavage domestique ».

Recueillie par l'association « SOS Esclaves » [2], Rose aura passé près de dix ans dans l'isolement et l'indifférence de tout le quartier, sans contact avec sa famille. A l'approche de l'audience, vendredi, elle appréhende la confrontation. « Je veux que mon histoire serve aux autres filles qui vivent la même chose », explique-t-elle. Son avocate, elle, espère que le procès, prévu à 13 h 30, ne passera pas inaperçu, entre ceux de « deux voleurs de pommes ». Les époux S. encourent jusqu'à sept ans de prison ferme et 300 000 euros de dommages et intérêts.

[1] Le prénom a été changé à sa demande.

[2] Numéro vert : 0 805 99 17 97.


Dimanche, 27 Décembre 2009

Immigration : la Haut Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU critique France et Italie - Par Le Monde

La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a critiqué, lundi 30 mai, la "rhétorique mise en place ces derniers mois, en particulier en Italie et en France" tendant à dépeindre les migrants "comme un fardeau dont il conviendrait de se décharger sur d'autres"



Dans son discours à l'ouverture de la 17e session du Conseil des droits de l'homme, la responsable onusienne a évoqué les récents événements en Afrique du Nord, "qui une fois de plus ont démontré la vulnérabilité des migrants" qui sont "soumis à la violence et la discrimination".



Elle s'est par ailleurs élevée contre la "réponse réflexe" mise en place "dans l'espace Schengen en général et dans certains pays particuliers comme le Danemark", qui a annoncé récemment sa décision de rétablir des contrôles douaniers permanents à ses frontières nationales.



Cette "réponse à la crise actuelle ne répond pas au vrai défi de travailler ensemble pour assurer le respect de tous les droits des personnes, où qu'elles se trouvent et quelle que soit la manière dont elles sont arrivées" a-t-elle dit.



"Il est important de rappeler que la charge d'accueillir les migrants, les réfugiés et les autres personnes déplacées fuyant les troubles en Afrique du Nord continue d'affecter de manière disproportionnée les pays de la région", a ajouté Navi Pillay.



La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a estimé qu'il était "temps que tous les pays affrontant ces défis, dont les pays de l'Union européenne, apportent un soutien efficace dans le respect de leurs obligations internationales".

Auteur : Le Monde

samedi 28 mai 2011

France - Guéant et Mariani ciblent les enfants d'immigrés : honteux ! - Par Le Post

Après le ministre de l'Intérieur qui pense que "les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés", le secrétaire d'Etat aux Transports en a lâché une belle à son tour...

Tiens, on se paye encore des immigrés à ce que je vois, et des enfants qui plus est !

Est-ce le diner avec Marine Le Pen à Paris (révélé par Le Canard Enchainé et démenti par l'intéressé) qui décomplexe Mariani, au point de s'en prendre à des enfants ?

Après le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, qui a affirmé le 22 mai dernier que "les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés", le secrétaire d'Etat aux Transports Thierry Mariani a également ciblé les enfants d'immigrés.

Invité du Talk Orange-Le Figaro vendredi, Thierry Mariani a estimé que "Claude Guéant rappelait une évidence, sincèrement qui peut croire que l'intégration marche bien aujourd'hui ?". Avant de lancer : "On voit très bien quand même qu'une bonne partie des jeunes qui ont des problèmes sont des jeunes issus de l'immigration. Il ne s'agit pas de les stigmatiser, moi j'ai envie qu'ils réussissent."

Quelle lâcheté, tout comme pour Guéant, décidément pas à son premier coup ! Et dire que les décomplexés de l'UMP remettent ça en juin avec une "convention" sur l'immigration...

Et si on inversait les rôles, en fustigeant la baronnie et la bourgeoisie qui fixe les règles aux pauvres et exploitent la misère humaine tout en concentrant tous les privilèges pour les mêmes ?

On a parqué où les immigrés ? Dans les banlieues, et avant, les tours n'existaient pas ! C'était des bidonvilles, qu'on retrouve dans certains endroits. On a fait venir de la main d'oeuvre après la guerre pour reconstruire la France, des gens à qui on a toujours fait comprendre que quoiqu'ils fassent, ils ne seront jamais des Français à part entière. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd !

Quand des jeunes se démènent dans leurs études, obtiennent le BAC ( +5 pour certains ) et poursuivent de grandes études, et qui malgré cela n'obtiennent rien à cause de leur lieu d'habitation, de leur nom ou de leur couleur de peau ( n'en déplaise aux Zemmouriens, c'est la réalité), ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd non plus ! A quoi bon, pour un ado qui récupère des profs pas motivés ou peu expérimentés, voire les deux, désespérés, bosser quand il connaît d'avance l'issue ?

C'est vrai, ce n'est pas comme à Avignon ou dans le XVIème arrondissement Parisien, où on place les enfants dans des écoles privées huppées, où papa-maman financent des vacances en Italie, en Espagne ou ailleurs quand ce n'est pas le permis ou la voiture, certains atterissent directement à la préfecture ou dans un cabinet linistériel en sortant de l'école, ce qui ne fait pas d'eux des gens respectables et on se dit que lorsque l'on voit l'état de la France, certains sont disqualifiés pour donner des leçons surtout qu'ils sont les héritiers des responsables de la politique de l'échec et de l'exclusion qu'ils ont eux mêmes provoqués.

Mais qui fustige-t-on ? Des enfants !!! Des enfants d'immigrés ! Je me retiens, mais je me dis, que, quand même, nous sommes entourés d'une belle bande de lâches ! Pas foutus d'assumer leurs erreurs, ils se confortent, en vue de l'élection approchant, de tenir un discours de haine (on ne les compte plus ) afin de diviser encore et de monter un climat d'hostilité entre les Français. On peut légitimement penser que les tenants de la pensée Zemourro-Buissonniste sont encore à côté de la plaque et ne comprennent rien à rien.

A chaque fois qu'ils jouent à ce petit jeu sordide, ça profite à Marine Le Pen, car l'électeur FN préfère l'original à la copie. Il faut l'expliquer en Chinois pour qu'ils intègrent ça définitivement dans leur esprit, ou en Coréen ? A moins qu'effectivement, ils sont décomplexés comme ils le disent, et sans vouloir citer l'ami du Président, après le lâcher de ce que vous savez, nous avons droit à un lâcher de beaufs racistes depuis 2010 !!!

Que la droite républicaine décide enfin de faire un putsch au sein de l'UMP et d'exiger à Nicolas Sarkozy de stopper cette folie néfaste pour le pays et cette folie collective qui coûtera cher, excessivement cher à la France qui mettra un bon bout de temps à s'en relever !

Auteur: Le Post